1 semaine sans insta pour une accro, 1 semaine d’introspection.

Ce que je sais en commençant cette mini « detox » c’est que : je ne suis pas contre les réseaux sociaux, mais en ce moment, je suis contre l’impact qu’ils ont dans ma vie. 

J’ai besoin d’espace. Le silence et le calme sont une bénédiction et j’ai besoin de les retrouver absolument. 

Je veux rester fidèle à mon authenticité, c’est essentiel de permettre à mon âme de respirer et là actuellement j’étouffe. 

Lundi:

Je me réveille perdue. J’ai l’habitude de cliquer sur le logo de l’application presque instantanément à l’ouverture de mes yeux. Je trouve le temps long tout au fil de la journée mais je m’occupe et ça fonctionne ! J’apprends que la patience est une fleur qu’il faut arroser constamment. J’apprécie de faire une seule activité à la fois, cuisiner sans regarder des story ou enregistrer un vocal, regarder la télé sans faire défiler mon fil d’actualité pour « rattraper mon retard » Je vais au bout des choses, je regarde et j’écoute avec concentration ceux qui m’entourent, c’est apaisant. 

Mardi: 

Je suis angoissée de ne pas savoir ce qu’il se passe « dans la vie, dehors »… Je consulte mes mails 1 fois par heure, je vais traîner sur vinted. Je suis vraiment accro à mon portable! Je décide de le poser dans un coin, presque de me forcer à l’oublier. Et je réalise que procrastiner est vraiment un choix conscient, ce n’est pas une fatalité, perdre des minutes précieuses derrière son écran, des minutes de l’instant présent c’est un choix, non un accident. Je me déteste de ne pas réussir à m’en libérer. Je me déteste de croire que chaque notification est une urgence, une bouffé d’air frais.

Mercredi:

Je me sens soulagée. Un jour de plus est écoulé, je me sens tellement moins stressée depuis lundi. J’ai comme un tremblement de manque en moi, je comprends que je suis réellement accro aux notifications que je reçois. Aujourd’hui je suis soulagée de ne pas en dépendre et de ne pas les laisser rythmer ma journée. Je profite avec mes enfants dès que je ne suis pas occupée dans la maison. Je me surprend même à oublier mon téléphone par ci et par là. Paradoxalement je constate que moins je vais sur mon téléphone et plus ma fille ne le supporte plus dès que je l’utilise. A force de me voir avec ce dernier toute la journée je suis en train de créer un baby monstre du portable, elle va penser en grandissant que traîner derrière un écran est « normal ». J’insère dans son subconscient cette addiction au téléphone. Je m’en veux. Je réalise que je ne me nourris pas avec l’amour dont j’ai besoin, je me déteste énormément, moi qui ai pris tellement de temps en travail introspectif depuis des années, j’ai un déclic et je me regarde en face, je me vois me détester et je déteste ça.

Jeudi :

Je n’ai plus la notion du temps et le manque est difficile aujourd’hui. Je me réveille en pensant à toutes les mum ou mum to be que je suis dans mes abonnements « est ce qu’elle à accoucher, comment se passe la grossesse, comment va le bébé de intel… » Je craque en demandant à mon chéri d’aller sur le compte d’une fille voir si elle a accoucher ou pas. Je me sens bête. Le manque est tellement difficile que je traîne machinalement sur vinted pour « remplir » le vide. Je réalise que les réseaux sociaux participe activement à parasiter mes pensées et mes activités, les réseaux sociaux participent à mon désamour pour moi. « Pourquoi je ne suis pas autant organisée qu’elle? Pourquoi je n’arrive pas à retrouver la ligne comme elle? Pourquoi elle n’a pas l’air épuisée et débordée avec ces 3 enfants, alors que moi avec 2 je galère? POURQUOI je ne suis jamais assez bien? Je dois être une mauvaises mère » Alors je pleure. Puis je me ressaisis et j’avance dans mon travail de pleine conscience. Je fais des tâches « inconfortables » que je remets habituellement en me cachant derrière mon téléphone. J’encaisse.

Vendredi :

ENFIN 

Mon impression de vide, mon angoisse du manque laisse place à l’énergie de ma créativité. Je me réveille avec l’envie de « plein » de chose. J’ai moins de nouvelles des personnes avec qui j’échange quotidiennement, mais au lieu de regarder mécaniquement leurs vies en story, de faire des vocaux ou des messages, je pense à elles, vraiment. Je réalise que j’ai tissé des liens « sincères » avec certaines copines insta et leurs quotidiens me manquent, j’aime la bienveillance et le soutien qu’on s’apporte mutuellement. Je réalise aussi que certaines de mes « amies » de la vraie vie ne sont finalement pas si présente que ça dans mon quotidien, est ce de ma faute ou la leurs? Je ne le sais pas. Je suis triste de ce constat, je suis parasiter par leurs ombres.

Samedi:

La journée défile trop vite! Insta ne me manque pas du tout aujourd’hui, mon téléphone m’énerve presque. J’aimerais le poser et ne plus penser à lui mais il est le seul lien de contact avec ma famille, mes amis… Aujourd’hui je réalise que c’est ça qui me bouffe. De n’avoir que ce « lien », finalement si présent et si irréel à la fois. Ce lien si pathétique. Chaque appel ou message me blessent en me rappelant que je ne suis pas là. J’aimerais vivre vraiment des moments avec eux et plus derrière ce fichu écran. Est ce que je me trouve encore pathétique? Oui, mais j’y travaille je veux évoluer, je veux me retrouver, me reconstruire.

Dimanche:

Je m’étais octroyé 7 jours de pause. Je n’ai pas envie de reprendre, j’angoisse, j’ai peur… 

J’ai réalisé que ce climat actuel est déjà tellement lourd et angoissant, le covid, le confinement, la crainte etc 

Ajoutons à cela cette nouvelle vie de maman de 2 petits bébés, vie bien remplie et bien chargée. Une vie que je prends comme elle vient, enfin j’essaie car je suis perdue concernant son déroulement future, j’ai peur de ne pas réussir à construire l’après « maman à la maison avec 2 enfants rapprochés ». J’ai pris conscience que j’ai un énorme travail à continuer sur moi, j’ai l’impression de devoir repartir à zéro. C’est horrible! Est ce que je me met trop de pression? Qu’est ce qui ne tourne pas rond dans mon fonctionnement?

Me rajouter la case « réseaux sociaux » à remplir au quotidien… C’est trop!

Je suffoque!

Je manque d’air, je me noie, je suis déracinée et je suis en feu. Je sais que je dois me déconnecter de tout, pour me reconnecter à moi. Je rêve d’une balade spirituelle au coeur de mon âme.

Je veux être animer d’une énergie vibrante, vivante, coûte que coûte. Je sais qui je veux être, je ne suis pas le genre de femme à subir la vie, à laisser le hasard ou les autres décider de qui je dois être. Je refuse de me cacher derrière des faux semblants, ce n’est pas moi.

Je me déteste mais c’est temporaire, je sais que l’ombre fais partie de moi, je prends, j’apprends et la lumière n’est jamais bien loin.

Voilà, voilà,

Amicalement vôtre,

Kath


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